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Mise sous tension de Tera 100, supercalculateur le plus puissant d’Europe |
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La Direction des Applications Militaires du CEA et Bull annoncent la mise sous tension du supercalculateur Tera 100. D’une puissance théorique de 1,25 Petaflops, Tera 100 se classe parmi les 3 premiers supercalculateurs mondiaux. Tera 100 est issu d'un vaste programme associant étroitement Bull et le CEA.
Issu d’un programme de collaboration initié en 2008 entre Bull et le CEA , Tera 100 est le premier supercalculateur pétaflopique (1) conçu et développé en Europe. Sa puissance théorique de 1,25 Petaflops le classe parmi les trois supercalculateurs les plus puissants au Monde. Tera 100 est destiné au Programme Simulation du CEA, destiné à garantir la fiabilité des armes de la dissuasion nucléaire .
Tera 100 a été mis sous tension le 26 mai 2010 , quelques semaines seulement après le début de son installation en mars 2010 . Tera 100 est constitué de 4300 serveurs – de type bullx série S, annoncés par Bull en Avril 2010. Il intègre 140 000 cœurs Intel® Xeon® série 7500, 300 To de mémoire centrale et disposera d’une capacité totale de plus de 20 Po de stockage. En outre son débit de 500Go/sec constitue un record du monde pour ce type de système.
Tera 100 offre une capacité de calcul exceptionnelle . Pour comparaison, la machine peut réaliser plus d'opérations en une seconde que ce que la population mondiale ferait en 48 heures, à raison d'une opération par seconde par personne. C’est aussi une capacité de transfert d'information équivalente à 1 million de personnes regardant en même temps des films HD ; et enfin une capacité de stockage équivalente à plus de 25 milliards de livres .
"La mise sous tension de Tera 100 constitue un important succès industriel. Elle souligne le savoir faire du CEA et de Bull dans le développement de technologies ultra performantes, au meilleur niveau mondial ; elle valide pleinement le partenariat industrie et recherche que le CEA et Bull ont su développer, partenariat dont les bénéfices iront sans délais à toute la communauté scientifique et industrielle européenne" déclare Jean Gonnord, chef du projet simulation numérique et informatique du CEA.
"Nous sommes extrêmement fiers de cette réussite dans le domaine des systèmes pétaflopiques. Fondamentales dès aujourd’hui pour des applications comme celles du CEA, ces technologies le sont également pour la conception des centrales numériques du futur et des grands cloud computing. C’est pourquoi la maîtrise des technologies pétaflopiques est un atout majeur pour la France et pour l’Europe" souligne Philippe Miltin, Vice-Président de la Division Produits et Systèmes de Bull
"Constituant aujourd’hui le plus grand système jamais conçu autour de processeurs Intel® Xeon®, Tera 100 montre la pertinence de l’utilisation de processeurs Intel pour le monde du calcul haute performance, tant en termes de coûts, de consommation que de puissance de calcul. Nous sommes très heureux de participer à ce grand projet, aux côté du CEA et de Bull" déclare Kirk Skaugen, Vice-Président et Directeur Général du Groupe Data Center, Intel.
Par rapport à Tera 10 , mis en production en 2005, Tera 100 est 20 fois plus puissant , occupe le même emplacement au sol et son rendement énergétique est multiplié par 7 . Quelques mois après la désignation aux Etats-Unis de bullx comme meilleur super calculateur au monde, Tera 100 confirme ainsi la maîtrise technologique acquise par Bull et le savoir-faire du CEA dans les infrastructures complexes pour le Calcul Haute Performance. Le succès de Tera 100 souligne également la position de premier plan acquise dans le Calcul Haute Performance par les architectures à base de composants standards, en particulier celles associant processeurs Intel® Xeon®, système Linux® et logiciels Open Source.
Source sur Techno-sciences.com
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P2P : dix ans de DeCSS et de format Xvid et DivX |
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Qu'il semble loin le temps des Napster et autres KaZaA. Pourtant, si ces clients peer-to-peer sont aujourd'hui révolus, ils ont été le déclencheur d'une décennie d'échange entre internautes. Mais si ces services ont participé à l'essor du P2P, leur impact aurait été moindre sans le concours de technologies très spécifiques. Et ces dernières ont dix ans.
Le peer-to-peer a dix ans. En effet, 2009 aura été l'occasion de revenir sur l'"anniversaire" de Napster, premier véritable service dédié à l'échange de fichiers musicaux entre internautes. Si le programme n'a pas duré bien longtemps, de juin 1999 et juillet 2001, il aura néanmoins contribué à la naissance d'un mouvement global sur Internet : le partage de contenus sans limites. Toutefois, si Napster a été le premier à défier l'industrie culturelle en facilitant la diffusion des chansons au format MP3, le phénomène du P2P n'aurait sans doute pas été le même sans le soutien d'autres technologies nées à la même époque.
Le premier outil fut le fameux logiciel de déchiffrement DeCSS. Conçu vraisemblablement par le fameux Jon Lech Johansen, bien que celui-ci le conteste, le programme permettait d'outrepasser le brouillage de contenu CSS (Content Scrambling System) installé sur les DVD commerciaux. Or, en diffusant publiquement le DeCSS, le Norvégien, aussi connu sous le pseudonyme DVD Jon, a d'un certain point de vue donné le top départ d'une décennie de lutte contre les mesures techniques de protection. En plus, en s'attaquant à ce DRM spécifique, DVD Jon allait complètement libérer les DVD, au moment même où ce format vidéo numérique était en train de conquérir la planète entière. Avec le DeCSS, des millions de DVD allaient se retrouver sans la moindre protection, une aubaine pour les internautes férus de téléchargement. De ce point de vue, le DeCSS a au moins autant contribué à l'explosion du P2P que Napster. Évidemment, sa participation (de près ou de loin) a causé quelques ennuis judiciaires à Jon Lech Johansen. Entre 2002 et 2004, le Norvégien fit face à plusieurs plaintes de la MPAA et du DVD Copy Control Association. Accusé d'avoir conçu le logiciel, DVD Jon nia avoir développé le code du programme. Défendu par l'Electronic Frontier Foundation, il plaida donc non-coupable et à chaque fois, la justice norvégienne l'acquitta. L'autre technologie qui aura soutenu largement le peer-to-peer fut la compression. En effet, si le MP3 était le format idéal pour transférer rapidement de la musique avec des connexions bas-débit, il fallait trouver un moyen de compresser les films tirés des DVD commerciaux. Ainsi, l'arrivée des codecs DivX et Xvid, son pendant open source, a été salutaire pour gagner énormément de place, à une époque où les débits étaient particulièrement faibles. Depuis cette époque, le peer-to-peer s'est progressivement décentralisé, se renforçant ironiquement à mesure que les ayants droit s'attaquaient à cette technologie. Parallèlement à cette évolution, avec l'augmentation progressive des débits Internet, les formats audio et vidéo se sont diversifiés, notamment ceux moins destructeurs que le MP3 et le DivX. Si ces technologies sont en perte de vitesse chez les puristes, il est clair que la combinaison de ces différents éléments a lancé un phénomène de masse qui perdure encore aujourd'hui et dont l'ampleur ne cesse de croitre, même s'il arbore des formes différentes, comme le streaming ou le téléchargement direct. Source sur Numerama.com
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The Pirate Bay trouve refuge dans un abri anti-atomique |
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Contraint à sans cesse déménager pour rester en ligne, The Pirate Bay a trouvé un nouveau refuge dans un ancien abri anti-atomique de l'OTAN, aux Pays-Bas.
Le BREIN, l'organisation hollandaise de protection des droits d'auteur, réalise un véritablement harcellement sur The Pirate Bay. Chassé par la Suède, le site a dû déménager vers l'Ukraine, ce qui a fait long feu. Très vite, les hébergeurs et les intermédiaires fournisseurs de bande passante du site de liens BitTorrent ont reçu des menaces de procès s'ils ne coupaient pas immédiatement les tuyaux, forçant les administrateurs de The Pirate Bay à trouver une solution de rechange. Ils pourraient l'avoir trouvé dans un ancien abri anti-atomique de l'OTAN, situé aux Pays-Bas, au pays du BREIN. Le bâtiment situé au sud du pays avait été construit en 1955, pour héberger jusqu'à 72 personnse et servir de relai aux communications radio de l'organisation. Utilisé pour le contre-espionnage, il avait été gardé longtemps secret. C'est de là que l'OTAN et le commandement militaire auraient administré le pays en cas de guerre nucléaire. Le bunker a été revendu après la guerre froide, en 1996, et est utilisé depuis 11 ans comme datacenter par la société CyberBunker. L'abri qui est toujours entouré de 10 hectares de forêt résiste en principe à toutes formes d'attaques nucléaires, bactériologiques ou chimiques, ainsi qu'aux bombes d'impulsion électromagnétiques. Une place forte pour les pirates. La visite virtuelle du bunker nous montre qu'une seule pièce, relativement petite, est consacrée à l'hébergement des serveurs. Le reste est un appartement de luxe, avec salon, cuisine aménagée, salle à manger, salle de bain, salle de jeu, salle de sport, et même une piscine tropicale au sous-sol. Sven Kamphuis, cofondateur de Cyberbunker, a confié à Torrentfreak qu'il avait eu quelques problèmes à installer l'infrastructure réseau nécessaire à The Pirate Bay, puisque plusieurs fournisseurs refusent désormais de servir d'intermédiaire au site suédois, par peur des représailles. Il se veut toutefois optimiste sur la suite des opérations, et fera tout pour protéger son client de toutes formes d'attaques. " Je ne pense pas que le BREIN fera quoi que ce soit maintenant", a ainsi assuré Kamphuis. " La dernière conversation que nous avons eu avec eux c'était à propos d'un certain site de MP3 qu'ils voulaient fermer dans les années 2001 ou 2002. Ca a pris trois heures à 2 heures du matin, et le résultat final c'était que les deux parties étaient d'accord qu'elles ne seraient pas d'accord". Source sur Numerama.com
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La Rocky Mountain Bank fait fermer un compte Gmail |
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Aux Etats-Unis, Google a reçu l'ordre de fermer un compte Gmail après que son utilisateur a reçu par erreur d'une banque des données confidentielles sur plus d'un millier de ses clients. La justice de Californie a ordonné mercredi à Google de suspendre l'utilisation d'un compte Gmail à la demande de la Rocky Mountain Bank. Mais là où l'affaire est étrange, c'est que le compte n'a pas été désactivé à cause d'un message qu'aurait envoyé l'utilisateur de la boîte mail, mais d'un message qu'il a reçu par erreur de la banque ! Le 12 août dernier, la banque a envoyé par erreur vers un compte Gmail un e-mail contenant les noms, adresses, numéros de sécurité sociale et informations sur les prêts bancaires de plus de 1 300 clients. Lorsqu'elle a réalisé l'énormité de la bourde qu'elle avait commise, la banque a d'abord renvoyé un message sur la boîte Gmail en demandant au destinataire de ne pas ouvrir le fichier et de détruire le message. Mais personne n'a répondu.
Pour protéger l'intégrité de ses données, la banque a alors demander à Google de lui fournir l'identité du titulaire de l'adresse mail. La firme de Mountain View, fidèle à sa politique, a exigé que l'ordre lui soit donné par un tribunal. La banque a donc déposé une demande d'ordonnance au tribunal, qui a refusé de classer la plainte comme étant confidentielle, mais ensuite accédé à la demande.
Le juge a ordonné mercredi à Google de communiquer à la banque l'identité de l'utilisateur du compte Gmail, mais aussi de suspendre le compte. Une décision des plus surprenantes puisque l'on voit mal en quoi l'utilisation du compte Gmail par le destinataire du courrier peut continuer d'affecter la banque, à moins qu'elle ait l'intention de continuer à lui envoyer régulièrement des données confidentielles...
Source sur Numerama.com
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Les Sacem européennes se battent pour garder leur monopole |
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Les sociétés de gestion collective de droit d'auteur ne veulent pas être soumises aux règles de la concurrence dans le marché intérieur européen. Inquiètes, elles ont demandé au Président de la Commission Européenne de geler toute décision qui pourrait engendrer une concurrence destructrice entre les différentes Sacem européennes. Derrière le débat, une question : doit-on traiter la musique comme un bien commercial comme les autres ?
A bas la concurrence, vive les monopoles ! L'Alliance Européenne des Auteurs et Compositeurs (ECSA) a renouvelé mercredi ses inquiétudes de voir les règles du marché intérieur s'appliquer aux sociétés de gestion collective des droits d'auteur, en premier lieu la Sacem. Le lobby, qui représente 36 organisations d'auteurs et compositeurs dans 25 pays de l'Union européenne, a présenté au Président de la Commission Européenne José Manuel Barroso un vibrant appel signé par plus de 220 artistes, qui demandent à ce que surtout rien ne change dans la façon dont la gestion des droits est immunisée de toute concurrence dans l'Union Européenne.
Le conflit avec Bruxelles remonte à 2004. La Commission européenne met alors son nez dans la manière dont les différentes Sacem européennes se sont organisées et mises d'accord pour conserver leur monopole national dans l'octroi de licences d'exploitation internationales. Concrètement, un service de musique en ligne français est obligé de signer avec la Sacem, tandis qu'un service allemand doit signer avec la GEAM, et les britanniques avec la PRS. Or les règles du marché intérieur, qui veut la libre circulation des hommes, des marchandises et des services, s'opposent à un tel partage national. La Commission européenne demande donc depuis 2005 qu' une licence paneuropéenne soit mise en place, qui permette aux services de français d'aller chercher leurs autorisations d'exploitation des catalogues en Belgique ou à Chypre s'ils le souhaitent, parcequ'ils jugent le service meilleur... ou moins cher. Pas question ! Toutes les Sacem européennes se sont rapidement organisées pour faire front à cette tentative d'introduire de la concurrence entre les sociétés de gestions. Parce qu'un artiste n'est pas un commerçant comme les autres, il faudrait qu'il puisse échapper au "dumping social" et à une concurrence intra-européenne qui pourrait inciter les sociétés de gestion des pays les moins riches à brader les licences, et donc les droits d'auteur reversés aux artistes des pays les plus riches. C'est la version musicale du plombier polonais.
Succès en fin d'année dernière. Le commissaire européen à la concurrence Charles McCreevy a demandé en novembre 2007 à ce qu'on accorde plus de temps aux sociétés de gestion pour qu'elles s'organisent elles-mêmes (pour qu'elles s'entendent sur les prix, donc), avant de commencer à réfléchir à un projet de règlement européen. Les sociétés de gestion s'étaient félicitées du succès de leur lobbying. Mais elles sont à nouveau inquiète. La Commission Européenne serait en effet sur le point de condamner la Confédération Internationale des Sociétés d'Auteurs et de Compositeurs (CISAC), pour l'irrespect des règles de la concurrence dans le marché intérieur. Ce qui mettrait fin au temps de grâce. Stupeur.
La musique est-elle un bien marchand comme les autres ?
"La Direction générale de la Concurrence perçoit la concurrence comme la seule solution à tous les problèmes, et elle essaye de faire passer les sociétés d'auteurs pour des 'monopoles' en nous faisant du tort", s'étrangle l'ECSA dans un communiqué. "Si, comme la Direction générale de la Concurrence semble le suggérer, les Sociétés reçoivent l'ordre de 'se faire concurrence' à travers les frontières sur le prix, tout le système va s'effrondrer", prévient l'organisation. "Les grands ayants droit vont retirer leur répertoire et les placer dans une agence, ou vont chercher à les mettre eux mêmes sous licence".
Les craintes des auteurs et des compositeurs sont bien sûr fondées. Mais il faut choisir. Soit les artistes et les professions musicales dans leur ensemble sont en dehors du commerce. Soit elles y sont de plein pieds. On ne peut pas constammant jouer sur les deux tableaux.
Lorsque les labels et les sociétés de gestion collective demandent le respect des droits d'auteur, c'est le respect de la propriété intellectuelle qu'ils demandent. Or la propriété appartient au domaine du commerce et du marché. Lorsqu'ils refusent une licence globale pour conserver la faculté de négocier des accords privés exclusifs avec les fournisseurs d'accès ou les services de musique en ligne, c'est les règles de la concurrence et du marché qu'ils demandent, pour mieux rejeter une économie "socialiste" de la musique. Lorsqu'ils imposent des DRM sur les chansons vendues aux consommateurs, c'est la liberté de contracter et de faire respecter les contrats de licence par une machine qu'ils demandent. C'est encore une fois le marché et la libre concurrence
Soit la musique est une profession commerciale comme les autres, qui doit accepter d'être soumise y compris aux dures règles de la libre concurrence qui sont là pour protéger le consommateur. Soit elle veut un statut à part, et il n'y a alors aucune raison pour qu'elle contine à agir comme si la musique était un bien privé qu'il fallait à tout prix protéger du "vol", en s'attaquant aux consommateurs qu'elle refuse de protéger. Source sur Numerama.com
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