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Fontes sans précédent dans les glaciers du Groenland |
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La désagrégation accélérée de deux des plus grands glaciers du Groenland montre une nouvelle fois les effets bien visibles du réchauffement climatique.
Jason Box, professeur au Centre de Recherche polaire de l’Université d’Ohio, annonce qu’un fragment de 29 kilomètres carrés du glacier de Petermann, dans le nord du Groenland, s’est détaché et est parti à la dérive entre les 11 et 24 juillet dernier. Cette glace flottante équivaut en surface à environ une fois et demie celle de la ville de Paris, et constitue la perte la plus importante depuis la désagrégation de 86 km² de banquise entre 2000 et 2001.
Le glacier Petermann Mais ce n’est pas tout. L’équipe de Jason Box, qui travaille quotidiennement sur les données transmises par les images satellites de la Nasa, a observé une énorme faille dans les glaces en bordure du glacier Petermann, et qui pourrait annoncer une cassure beaucoup plus conséquente. Si celle-ci se poursuivait jusqu’au rift situé en amont du glacier, en suivant l’orientation actuelle, elle provoquerait immanquablement une brisure qui isolerait quasi-instantanément plus de 160 km² dans sa partie la plus épaisse, soit un tiers de la masse totale du glacier. La même équipe de scientifiques explique aussi que le glacier Jakobshavn, qui est le plus productif en termes de glaces flottantes, continue de se contracter et que ses limites ne se sont jamais trouvées aussi loin vers l’intérieur depuis les débuts des observations il y a plus de 150 ans. Selon les chercheurs, la région n’a jamais été aussi pauvre en glaces depuis 4 à 6 millénaires, et la tendance se poursuit en s’accélérant. Au cours de la dernière saison, le bras nord du glacier s’est détaché, larguant un morceau d'environ 10 km² de glaces, alors qu’il avait déjà perdu 94 km² entre 2001 et 2005, cet évènement ayant fait prendre conscience dans le monde de l’ampleur du réchauffement climatique. Suite et source sur Futura-sciences.com
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Les Chinois accusés de Triche aux Jeux Olympiques de Pékin |
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700 millions de Chinois, et moi, et moi, et moi ? chantait Jacques Dutronc en 1967… Tout d’abord ébloui par la performance de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques, le monde se demande à présent si les Chinois ne sont pas en train de confisquer l’événement à leur profit. Leurs athlètes brillent dans toutes les disciplines, et si les autorités politiques et sportives ont d’abord mis la pédale douce en affichant des ambitions modestes, le rouleau compresseur chinois écrase tout le monde au cours de cette grande manifestation fraternelle.
Un très petit nombre de gens sont venus en Chine seulement pour chercher la petite bête afin de pouvoir découvrir ce qu’il peut y avoir à critiquer et à dénigrer. Leur dénigrement ne signifie aucunement que nous n’avons pas fait honneur à nos engagements et que nous n’avons pas rempli nos obligations, a déclaré Wang Wei, vice-président exécutif et porte-parole du Comité d’Organisation des Jeux Olympiques de Pékin, en répondant à une question posée jeudi au cours de sa conférence de presse. Il a indiqué qu’effectivement il existe partout des exceptions et qu’il y a toujours des gens mécontents et insatisfaits. Mais nous agissons toujours conformément aux lois et aux règlements. Nous devons préserver l’unité du pays et l’empêcher de plonger dans le désordre. Certainement, nous accueillons favorablement les propositions, les suggestions et les critiques constructives et nous souhaitons que chacun exprime librement son point de vue.
L’opinion de beaucoup de gens qui assistent à l’expression de la volonté de puissance chinoise est qu’en collectionnant les médailles à Pékin, les Chinois ont tout fait pour l’emporter à domicile, et ne laissent à leurs invités que les miettes. Avec 41 médailles, dont 26 en or dimanche soir, la Chine se hisse au 1er rang mondial, talonnée par les États-Unis avec 46 médailles, dont 14 en or, mais loin devant toutes les autres nations ! L’Allemagne est sur la dernière marche du podium avec 14 médailles, dont 8 d’or, et la France arrive à la 9ème place avec 18 médailles, dont 3 en or… Alain Peyrefitte avait eu raison en pronostiquant une éventuelle domination du quart de l’humanité, aujourd’hui la Chine s’est réveillée.
Son tout nouveau, mais prévisible leadership expose évidemment la Chine aux critiques, voire aux accusations de tricherie. Alors que les experts en matière de sports font désormais état publiquement de doute en ce qui concerne la préparation des athlètes chinois, le New York Times affirme avoir retrouvé des documents concernant une compétition à Chengdu le 27 janvier 2006, indiquant que la gymnaste He Kexing est née le 1er janvier 1994, et non le 1er janvier 1992, comme le stipule son passeport chinois. Après enquête, il s’avère que le registre des gymnastes chinois affiche effectivement 1992, mais le cache de Google conserve la trace du 1er janvier 1994 ! He Kexing n’aurait donc que 14 ans, et ce phénomène international des barres asymétriques ne devrait pas avoir le droit de participer aux Jeux Olympiques.
Pour la plupart des entraîneurs de gymnastique, l’intérêt de la jeunesse tient dans un gabarit encore plus léger et dans une plus grande témérité. La fédération américaine de gymnastique s’est inquiétée auprès de la fédération internationale, mais la Chine ayant fourni un passeport confirmant sa date de naissance, nous ne pouvons pas enquêter plus, regrette la fédération. Une autre sportive chinoise, enregistrée elle aussi vendredi dernier dans l’équipe olympique de gymnastique, fait l’objet de soupçons identiques. Jiang Yuyuan a un passeport indiquant qu’elle est née le 1er novembre 1991, elle a donc 16 ans, alors qu’elle aurait été inscrite dans d’autres compétitions comme étant née le 1er octobre 1993. Elle aurait elle aussi seulement 14 ans. Ce n’est pas la première fois que la gymnastique est confrontée avec un scandale de cet ordre. En 2000, la chinoise Yang Yun avait remporté deux médailles, avant de reconnaître elle-même qu’elle avait 14 ans au moment des Jeux de Sydney. Le préparateur de l’équipe chinoise d’escrime est français. Ils m’ont recruté pour une médaille d’or olympique, mais j’avais seulement deux ans pour le faire, raconte Christian Bauer. C’était un grand défi, mais les joueurs chinois sont très forts physiquement et techniquement, il ne sont pas mal. Je pensais que je pouvais leur apprendre l’escrime réelle en 2 ans seulement. Le maître d’armes a cependant cherché à régler d’autres problèmes avant d’accepter d’être l’entraîneur de l’équipe chinoise : il a trouvé que les Chinois s’entraînent très dur pendant 10 heures par jour, 7 jours par semaine. Ils persévèrent même dans l’entraînement, alors qu’ils sont blessés, une opiniâtreté qui choque Christian Bauer. Ils travaillent trop, mon travail était de mettre fin à cela ! Christian Bauer estime qu’il est très important de profiter de l’escrime et d’avoir du plaisir. Il a donné aux escrimeurs des jours de congé et les a amenés à faire une randonnée en montagne près de la base d’entraînement chinoise. Sa stratégie s’est révélée efficace, et comme son équipe a dominé les Jeux asiatiques de 2006, elle a aidé l’entraîneur à convaincre les responsables chinois. Leur précédente compréhension de l’escrime était trop superficielle. S’ils peuvent mieux comprendre, ils peuvent être très puissants, a-t-il révélé. Estimant que les Chinois pratiquaient l’escrime de façon brouillonne à cause de leur précipitation, alors que l’escrime possède une vitesse différente, il faut sentir son corps et sentir sa vitesse, ses efforts pour calmer le jeu ont porté des fruits en 2007, lorsque Tan Xue remporte 5 épreuves de la Coupe du Monde et le titre de n° 1 mondial, après avoir échoué en finale à Athènes. Il a également aidé Wang Jingzhi à remporter la Coupe du Monde en sabre messieurs la même année…
L’abnégation des athlètes et quelques aménagements avec la réalité ne sont pas seuls en cause. Alors que 3 cas de dopage sont révélés dans la 1ère semaine de compétition, les soupçons vont bon train dans les médias et les délégations. Les Chinois se servent en même temps de la médecine traditionnelle, avec ses savoirs millénaires, et de la médecine contemporaine. Je n’exclus pas que les Chinois utilisent des moyens pharmacologiques qui ne figurent pas dans la liste de l’Agence Mondiale Antidopage a déclaré Guennadi Chvets, porte-parole du Comité Olympique russe dans un entretien à l’agence russe RIA Novosti. Il est possible que les Chinois recourent à des recettes de la médecine populaire ou alors à des médicaments élaborés récemment.
Ainsi, la suprématie chinoise n’est pas due au hasard à Pékin, selon cet officiel qui affirme sans détour : la sélection chinoise fait la course en tête et glane la plupart des médailles aux Jeux Olympiques de Pékin, grâce aux succès chinois en pharmacologie. À l’heure actuelle, les sportifs chinois détiennent autant de médailles d’or que les sélections américaine et allemande réunies, se plaît-il à comparer avec une moue dubitative. Quelqu’un invente quelque chose, et le lendemain le sportif saute à 5 mètres sans perche. Et si les effets nocifs de la préparation sont reconnus, le sportif conserve sa médaille, puisque la loi n’est pas rétroactive, a-t-il expliqué à la presse russe. Il s’inquiète et prédit que dans les années à venir, les Chinois ne trouveront pas d’adversaires à leur mesure. Il est possible qu’à Londres, les Chinois gagnent encore plus de médailles qu’aujourd’hui. Ils progressent ! Cette énorme domination est-elle en mesure de tuer le sport ? Les inquiétudes sont peut-être un aspect de la crainte qu’exprime nombre de personnes à la perspective d’un nouvel ordre mondial et de la nécessaire redistribution des cartes. Le succès chinois s’explique, entre autres, selon Guennadi Chvets, par d’incroyables ressources humaines. Avec une population de 1,5 milliard de personnes, ils ont le choix. Les Chinois effectuent une sélection parmi les jeunes, choisissant des enfants talentueux. De même, ils ont de grandes ressources matérielles. Seule la Chine connaît un tel niveau de préparation préolympique : des camps d’entraînement, des bases ressemblant à des casernes où les sportifs passent des journées entières. Les Chinois s’entraînent plus que les autres, a conclu le porte-parole du Comité Olympique russe. Je ne m’attendais pas à un grand nombre de cas pendant les Jeux, a indiqué le Suédois Arne Ljungqvist en évoquant le dopage. Il y a eu beaucoup de cas avant les JO et du coup, il y en aura peut-être moins pendant. Nous sommes à 3 après une semaine de compétition, en extrapolant on peut s’attendre à 6, en tout cas moins de 10, mais c’est de la spéculation estime ainsi le président de la commission médicale du Comité International Olympique. Réagissant aux commentaires soupçonneux d’entraîneurs étrangers envers la performance des nageuses chinoises, il a estimé que c’était un abus de position officielle de mettre en question les performances des autres de manière indue. Juste avant que ne commence la manifestation, le président du CIO Jacques Rogge, avait estimé qu’en extrapolant le nombre de positifs des Jeux d’Athènes (26) par rapport au nombre de contrôles, on pouvait s’attendre à 30 à 40 cas de dopage à Pékin. Suite et source sur lemague.net
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Dissection publique d'un calmar géant (vidéo) |
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En vidéo : dissection publique d'un calmar géant. Un spécimen d'Architeuthis de 12 mètres de longueur, une taille proche des records du genre, a été minutieusement disséqué par des zoologistes du musée Victoria, à Melbourne, en Australie. Le public était invité pour l'événement qui a été filmé par les chercheurs eux-mêmes. Ames sensibles s'abstenir. L'animal a été retrouvé en juin 2008 par l'équipage du Zeehaan dans le filet qui venait de pêcher par 550 mètres de fond dans les eaux australiennes. Avec ses 245 kilos et ses 12 mètres de longueur – tentacules comprises –, il figure parmi les plus gros spécimens connus du genre Architeuthis, ces céphalopodes que l'on appelle des calmars géants (et non calamars comme on le voit écrit trop souvent, ce mot étant en fait le terme anglais ou espagnol). La société ayant affrété le navire, Toberfish, a confié le mollusque au musée Victoria (Victoria Museum), à Melbourne. Les prises de ces animaux sont extrêmement rares et on connaît très mal leur mode de vie et leur classification. Il en existerait trois espèces différentes mais rien n'est sûr, et l'on distingue ces calmars géants d'animaux encore plus grands, appartenant au genre Mesonychoteuthis, ou calmar colossal. En 2007, des pêcheurs néo-zélandais en ont ramené un spécimen dans leurs filets, pesant quelque 450 kilos. En 2005, le Japonais Tsunemi Kubodera, après avoir disposé un appât et une caméra à 900 mètres de profondeur a pu obtenir les premières images d'un calmar géant en pleine attaque. Un exemplaire plastiné, c'est-à-dire naturalisé, est exposé à Paris, au Muséum national d'histoire naturelle, dans la Grande galerie de l'évolution. Avec cette dissection publique, les zoologistes du musée Victoria espèrent éveiller l'intérêt pour ces habitants des profondeurs, spectaculaires et mystérieux. L'opération est aussi une aubaine scientifique. L'étude (y compris la dissection filmée) est menée par Mark Norman, un spécialiste renommé des calmars. Elle permettra de mieux comprendre la physiologie de ces animaux, ainsi que leur croissance, leur reproduction et la nature de leurs proies habituelles (poissons, autres céphalopodes...). Dans la vidéo filmée par le musée, Mark Norman explique par le menu (mais en anglais) les détails de l'anatomie de l'animal, semblable à celle de tous les calmars. La version que nous présentons dans cet article est un extrait mais celle diffusée par le musée dure une heure et demie.
Un documentaire unique qui ravira les étudiants et les chercheurs en physiologie animale et qui risque d'impressionner tous les autres... Source et vidéo sur Futura-sciences.com
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Les Sacem européennes se battent pour garder leur monopole |
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Les sociétés de gestion collective de droit d'auteur ne veulent pas être soumises aux règles de la concurrence dans le marché intérieur européen. Inquiètes, elles ont demandé au Président de la Commission Européenne de geler toute décision qui pourrait engendrer une concurrence destructrice entre les différentes Sacem européennes. Derrière le débat, une question : doit-on traiter la musique comme un bien commercial comme les autres ?
A bas la concurrence, vive les monopoles ! L'Alliance Européenne des Auteurs et Compositeurs (ECSA) a renouvelé mercredi ses inquiétudes de voir les règles du marché intérieur s'appliquer aux sociétés de gestion collective des droits d'auteur, en premier lieu la Sacem. Le lobby, qui représente 36 organisations d'auteurs et compositeurs dans 25 pays de l'Union européenne, a présenté au Président de la Commission Européenne José Manuel Barroso un vibrant appel signé par plus de 220 artistes, qui demandent à ce que surtout rien ne change dans la façon dont la gestion des droits est immunisée de toute concurrence dans l'Union Européenne.
Le conflit avec Bruxelles remonte à 2004. La Commission européenne met alors son nez dans la manière dont les différentes Sacem européennes se sont organisées et mises d'accord pour conserver leur monopole national dans l'octroi de licences d'exploitation internationales. Concrètement, un service de musique en ligne français est obligé de signer avec la Sacem, tandis qu'un service allemand doit signer avec la GEAM, et les britanniques avec la PRS. Or les règles du marché intérieur, qui veut la libre circulation des hommes, des marchandises et des services, s'opposent à un tel partage national. La Commission européenne demande donc depuis 2005 qu' une licence paneuropéenne soit mise en place, qui permette aux services de français d'aller chercher leurs autorisations d'exploitation des catalogues en Belgique ou à Chypre s'ils le souhaitent, parcequ'ils jugent le service meilleur... ou moins cher. Pas question ! Toutes les Sacem européennes se sont rapidement organisées pour faire front à cette tentative d'introduire de la concurrence entre les sociétés de gestions. Parce qu'un artiste n'est pas un commerçant comme les autres, il faudrait qu'il puisse échapper au "dumping social" et à une concurrence intra-européenne qui pourrait inciter les sociétés de gestion des pays les moins riches à brader les licences, et donc les droits d'auteur reversés aux artistes des pays les plus riches. C'est la version musicale du plombier polonais.
Succès en fin d'année dernière. Le commissaire européen à la concurrence Charles McCreevy a demandé en novembre 2007 à ce qu'on accorde plus de temps aux sociétés de gestion pour qu'elles s'organisent elles-mêmes (pour qu'elles s'entendent sur les prix, donc), avant de commencer à réfléchir à un projet de règlement européen. Les sociétés de gestion s'étaient félicitées du succès de leur lobbying. Mais elles sont à nouveau inquiète. La Commission Européenne serait en effet sur le point de condamner la Confédération Internationale des Sociétés d'Auteurs et de Compositeurs (CISAC), pour l'irrespect des règles de la concurrence dans le marché intérieur. Ce qui mettrait fin au temps de grâce. Stupeur.
La musique est-elle un bien marchand comme les autres ?
"La Direction générale de la Concurrence perçoit la concurrence comme la seule solution à tous les problèmes, et elle essaye de faire passer les sociétés d'auteurs pour des 'monopoles' en nous faisant du tort", s'étrangle l'ECSA dans un communiqué. "Si, comme la Direction générale de la Concurrence semble le suggérer, les Sociétés reçoivent l'ordre de 'se faire concurrence' à travers les frontières sur le prix, tout le système va s'effrondrer", prévient l'organisation. "Les grands ayants droit vont retirer leur répertoire et les placer dans une agence, ou vont chercher à les mettre eux mêmes sous licence".
Les craintes des auteurs et des compositeurs sont bien sûr fondées. Mais il faut choisir. Soit les artistes et les professions musicales dans leur ensemble sont en dehors du commerce. Soit elles y sont de plein pieds. On ne peut pas constammant jouer sur les deux tableaux.
Lorsque les labels et les sociétés de gestion collective demandent le respect des droits d'auteur, c'est le respect de la propriété intellectuelle qu'ils demandent. Or la propriété appartient au domaine du commerce et du marché. Lorsqu'ils refusent une licence globale pour conserver la faculté de négocier des accords privés exclusifs avec les fournisseurs d'accès ou les services de musique en ligne, c'est les règles de la concurrence et du marché qu'ils demandent, pour mieux rejeter une économie "socialiste" de la musique. Lorsqu'ils imposent des DRM sur les chansons vendues aux consommateurs, c'est la liberté de contracter et de faire respecter les contrats de licence par une machine qu'ils demandent. C'est encore une fois le marché et la libre concurrence
Soit la musique est une profession commerciale comme les autres, qui doit accepter d'être soumise y compris aux dures règles de la libre concurrence qui sont là pour protéger le consommateur. Soit elle veut un statut à part, et il n'y a alors aucune raison pour qu'elle contine à agir comme si la musique était un bien privé qu'il fallait à tout prix protéger du "vol", en s'attaquant aux consommateurs qu'elle refuse de protéger. Source sur Numerama.com
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Le LHC détruira-t-il la Terre ? Non, répond le Cern ! |
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La Terre va-t-elle disparaître, engloutie par un trou noir fabriqué de la main de l’homme ? Ses protons vont-ils se désintégrer à cause de monopôles magnétiques imprudemment créés au LHC ? Les faisceaux de protons du Cern vont-ils faire bouillir le vide et détruire l’Univers tel que nous le connaissons ? A ces interrogations légitimes du grand public un groupe d’experts du Cern répond à nouveau : non...
La fin du monde n’aura pas lieu en 2012 en accord avec les délires basés sur la fin du calendrier Maya et autres billevesées. Non, selon Walter Wagner et Luis Sancho, deux honorables citoyens, respectivement des Etats Unis d'Amérique et d'Espagne, elle devrait avoir lieu cette année ou l’année prochaine et ce sont les physiciens du Cern qui en seront peut-être la cause !
Apprenant que des mini trous noirs pourraient éventuellement être créés au LHC, et mettant en doute les analyses de physiciens du calibre de Jean Iliopoulos, ces deux hommes, dont seul le premier a étudié la physique (avant d'abandonner pour une formation en droit) ont fait une campagne active pour empêcher la mise en route du LHC. Déterminés, Wagner et Sancho ont porté plainte devant un juge de Honolulu (Hawaï).
La création de mini trous noirs, et éventuellement de mini trous de vers au LHC, est très spéculative. Normalement, les mêmes lois physiques qui permettent la création éventuelle de ces objets à basses énergies imposent qu’un mini trou noir doit s’évaporer incroyablement rapidement avant de pouvoir absorber de la matière autour de lui. Il s’agit d’une prédiction basée sur les travaux de Stephen Hawking. Cependant, rien ne semble nous démontrer de façon certaine que les calculs fait ne soient pas faux, et qu’un fois fabriqué, un tel mini trou noir ne se révélera pas capable d’engloutir la Terre entière.
Un danger effectivement étudié par les physiciens
En outre, il serait peut-être possible aussi de créer au Cern des monopôles magnétiques, l’équivalent des électrons mais avec une charge magnétique soit nord soit sud (un aimant étant un dipôle magnétique), dont certaines Théories de Grande Unification (GUT) prédisent l’existence.
Or, le physiciens Rubakov a déterminé il y a plusieurs années qu’un tel monopôle en présence d’un proton catalyserait rapidement sa désintégration. Un fois créé, un seul de ces objets sur Terre pourrait donc bien entraîner plus ou moins rapidement la désintégration complète de la matière de la planète !
Le problème ne se limite d'ailleurs pas aux mini trous noirs. Les faisceaux de protons du LHC pourraient créer d’autres objets potentiellement dangereux en entrant en collision, à l’intérieur du détecteur Atlas par exemple. Une étude des risques possibles a bien été réalisée par des physiciens et avait déjà donné lieu à un rapport en 2003 (téléchargeable au format PDF).
Devant la dimension qu’ont prise sur Internet les allégations de Wagner et consorts, un nouveau rapport sur les risques aux LHC vient d’être publié. Un résumé très accessible a même été traduit en français et mis à la disposition de tous en téléchargement (au format PDF).
Une simulation de l'évaporation d'un mini trou noir dans le détecteur Atlas du LHC. Crédit : Cern Le rapport écrit par des physiciens du Cern aussi célèbre que John Ellis, Gian Giudice, Michelangelo Mangano, Igor Tkachev et Urs Wiedemann aboutit exactement aux mêmes conclusions que le précédent.
Dans l’Univers, les collisions impliquant des rayons cosmiques d'une énergie semblable à celle des protons du LHC quand il sera en plein régime sont très communes. Pour s’en faire une idée, le nombre total de collisions qui seront réalisées avec le LHC se produit déjà dans le cosmos observable 1013 fois par seconde ! Si il y avait le moindre risque, nous n’existerions plus depuis longtemps... Source sur Futura-sciences.com
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