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Les Sacem européennes se battent pour garder leur monopole |
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Les sociétés de gestion collective de droit d'auteur ne veulent pas être soumises aux règles de la concurrence dans le marché intérieur européen. Inquiètes, elles ont demandé au Président de la Commission Européenne de geler toute décision qui pourrait engendrer une concurrence destructrice entre les différentes Sacem européennes. Derrière le débat, une question : doit-on traiter la musique comme un bien commercial comme les autres ?
A bas la concurrence, vive les monopoles ! L'Alliance Européenne des Auteurs et Compositeurs (ECSA) a renouvelé mercredi ses inquiétudes de voir les règles du marché intérieur s'appliquer aux sociétés de gestion collective des droits d'auteur, en premier lieu la Sacem. Le lobby, qui représente 36 organisations d'auteurs et compositeurs dans 25 pays de l'Union européenne, a présenté au Président de la Commission Européenne José Manuel Barroso un vibrant appel signé par plus de 220 artistes, qui demandent à ce que surtout rien ne change dans la façon dont la gestion des droits est immunisée de toute concurrence dans l'Union Européenne.
Le conflit avec Bruxelles remonte à 2004. La Commission européenne met alors son nez dans la manière dont les différentes Sacem européennes se sont organisées et mises d'accord pour conserver leur monopole national dans l'octroi de licences d'exploitation internationales. Concrètement, un service de musique en ligne français est obligé de signer avec la Sacem, tandis qu'un service allemand doit signer avec la GEAM, et les britanniques avec la PRS. Or les règles du marché intérieur, qui veut la libre circulation des hommes, des marchandises et des services, s'opposent à un tel partage national. La Commission européenne demande donc depuis 2005 qu' une licence paneuropéenne soit mise en place, qui permette aux services de français d'aller chercher leurs autorisations d'exploitation des catalogues en Belgique ou à Chypre s'ils le souhaitent, parcequ'ils jugent le service meilleur... ou moins cher. Pas question ! Toutes les Sacem européennes se sont rapidement organisées pour faire front à cette tentative d'introduire de la concurrence entre les sociétés de gestions. Parce qu'un artiste n'est pas un commerçant comme les autres, il faudrait qu'il puisse échapper au "dumping social" et à une concurrence intra-européenne qui pourrait inciter les sociétés de gestion des pays les moins riches à brader les licences, et donc les droits d'auteur reversés aux artistes des pays les plus riches. C'est la version musicale du plombier polonais.
Succès en fin d'année dernière. Le commissaire européen à la concurrence Charles McCreevy a demandé en novembre 2007 à ce qu'on accorde plus de temps aux sociétés de gestion pour qu'elles s'organisent elles-mêmes (pour qu'elles s'entendent sur les prix, donc), avant de commencer à réfléchir à un projet de règlement européen. Les sociétés de gestion s'étaient félicitées du succès de leur lobbying. Mais elles sont à nouveau inquiète. La Commission Européenne serait en effet sur le point de condamner la Confédération Internationale des Sociétés d'Auteurs et de Compositeurs (CISAC), pour l'irrespect des règles de la concurrence dans le marché intérieur. Ce qui mettrait fin au temps de grâce. Stupeur.
La musique est-elle un bien marchand comme les autres ?
"La Direction générale de la Concurrence perçoit la concurrence comme la seule solution à tous les problèmes, et elle essaye de faire passer les sociétés d'auteurs pour des 'monopoles' en nous faisant du tort", s'étrangle l'ECSA dans un communiqué. "Si, comme la Direction générale de la Concurrence semble le suggérer, les Sociétés reçoivent l'ordre de 'se faire concurrence' à travers les frontières sur le prix, tout le système va s'effrondrer", prévient l'organisation. "Les grands ayants droit vont retirer leur répertoire et les placer dans une agence, ou vont chercher à les mettre eux mêmes sous licence".
Les craintes des auteurs et des compositeurs sont bien sûr fondées. Mais il faut choisir. Soit les artistes et les professions musicales dans leur ensemble sont en dehors du commerce. Soit elles y sont de plein pieds. On ne peut pas constammant jouer sur les deux tableaux.
Lorsque les labels et les sociétés de gestion collective demandent le respect des droits d'auteur, c'est le respect de la propriété intellectuelle qu'ils demandent. Or la propriété appartient au domaine du commerce et du marché. Lorsqu'ils refusent une licence globale pour conserver la faculté de négocier des accords privés exclusifs avec les fournisseurs d'accès ou les services de musique en ligne, c'est les règles de la concurrence et du marché qu'ils demandent, pour mieux rejeter une économie "socialiste" de la musique. Lorsqu'ils imposent des DRM sur les chansons vendues aux consommateurs, c'est la liberté de contracter et de faire respecter les contrats de licence par une machine qu'ils demandent. C'est encore une fois le marché et la libre concurrence
Soit la musique est une profession commerciale comme les autres, qui doit accepter d'être soumise y compris aux dures règles de la libre concurrence qui sont là pour protéger le consommateur. Soit elle veut un statut à part, et il n'y a alors aucune raison pour qu'elle contine à agir comme si la musique était un bien privé qu'il fallait à tout prix protéger du "vol", en s'attaquant aux consommateurs qu'elle refuse de protéger. Source sur Numerama.com
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Le LHC détruira-t-il la Terre ? Non, répond le Cern ! |
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La Terre va-t-elle disparaître, engloutie par un trou noir fabriqué de la main de l’homme ? Ses protons vont-ils se désintégrer à cause de monopôles magnétiques imprudemment créés au LHC ? Les faisceaux de protons du Cern vont-ils faire bouillir le vide et détruire l’Univers tel que nous le connaissons ? A ces interrogations légitimes du grand public un groupe d’experts du Cern répond à nouveau : non...
La fin du monde n’aura pas lieu en 2012 en accord avec les délires basés sur la fin du calendrier Maya et autres billevesées. Non, selon Walter Wagner et Luis Sancho, deux honorables citoyens, respectivement des Etats Unis d'Amérique et d'Espagne, elle devrait avoir lieu cette année ou l’année prochaine et ce sont les physiciens du Cern qui en seront peut-être la cause !
Apprenant que des mini trous noirs pourraient éventuellement être créés au LHC, et mettant en doute les analyses de physiciens du calibre de Jean Iliopoulos, ces deux hommes, dont seul le premier a étudié la physique (avant d'abandonner pour une formation en droit) ont fait une campagne active pour empêcher la mise en route du LHC. Déterminés, Wagner et Sancho ont porté plainte devant un juge de Honolulu (Hawaï).
La création de mini trous noirs, et éventuellement de mini trous de vers au LHC, est très spéculative. Normalement, les mêmes lois physiques qui permettent la création éventuelle de ces objets à basses énergies imposent qu’un mini trou noir doit s’évaporer incroyablement rapidement avant de pouvoir absorber de la matière autour de lui. Il s’agit d’une prédiction basée sur les travaux de Stephen Hawking. Cependant, rien ne semble nous démontrer de façon certaine que les calculs fait ne soient pas faux, et qu’un fois fabriqué, un tel mini trou noir ne se révélera pas capable d’engloutir la Terre entière.
Un danger effectivement étudié par les physiciens
En outre, il serait peut-être possible aussi de créer au Cern des monopôles magnétiques, l’équivalent des électrons mais avec une charge magnétique soit nord soit sud (un aimant étant un dipôle magnétique), dont certaines Théories de Grande Unification (GUT) prédisent l’existence.
Or, le physiciens Rubakov a déterminé il y a plusieurs années qu’un tel monopôle en présence d’un proton catalyserait rapidement sa désintégration. Un fois créé, un seul de ces objets sur Terre pourrait donc bien entraîner plus ou moins rapidement la désintégration complète de la matière de la planète !
Le problème ne se limite d'ailleurs pas aux mini trous noirs. Les faisceaux de protons du LHC pourraient créer d’autres objets potentiellement dangereux en entrant en collision, à l’intérieur du détecteur Atlas par exemple. Une étude des risques possibles a bien été réalisée par des physiciens et avait déjà donné lieu à un rapport en 2003 (téléchargeable au format PDF).
Devant la dimension qu’ont prise sur Internet les allégations de Wagner et consorts, un nouveau rapport sur les risques aux LHC vient d’être publié. Un résumé très accessible a même été traduit en français et mis à la disposition de tous en téléchargement (au format PDF).
Une simulation de l'évaporation d'un mini trou noir dans le détecteur Atlas du LHC. Crédit : Cern Le rapport écrit par des physiciens du Cern aussi célèbre que John Ellis, Gian Giudice, Michelangelo Mangano, Igor Tkachev et Urs Wiedemann aboutit exactement aux mêmes conclusions que le précédent.
Dans l’Univers, les collisions impliquant des rayons cosmiques d'une énergie semblable à celle des protons du LHC quand il sera en plein régime sont très communes. Pour s’en faire une idée, le nombre total de collisions qui seront réalisées avec le LHC se produit déjà dans le cosmos observable 1013 fois par seconde ! Si il y avait le moindre risque, nous n’existerions plus depuis longtemps... Source sur Futura-sciences.com
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The Pirate Bay porte plainte contre Warner Bros pour corruption |
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Numerama rapportait le mois dernier qu'un officier de police suédois qui a mené l'enquête contre le site de liens BitTorrent The Pirate Bay était aujourd'hui employé par Warner Bros, l'un des studios qui a porté plainte contre le site. Le policier Jim Keyzer devait être l'un des témoins clé dans le procès qui doit s'ouvrir d'ici la fin de l'année, et qui oppose notamment The Pirate Bay à la MPAA, le lobby de l'industrie cinématographique américaine. Selon Zeropaid, Keyzer était également le responsable d'une enquête menée à la demande de Pirate Bay contre les lobbys culturels, accusés d'avoir illégalement violé leurs données. Or, ce qui n'est pas sans poser quelques questions sur la neutralité de la procédure face au conflit d'intérêt, Keyzer a décidé de clore le dossier en affirmant un manque de preuves. Sur leur blog, les administrateurs de The Pirate Bay indiquent qu'ils ont décidé de déposer plainte à l'encontre de l'officier de police, accusé de s'être laissé corrompre en acceptant (pendant qu'il enquêtait contre le site) un poste rémunéré par l'un des plaignants. "Pour plein de raisons différentes, au moins trois plaintes pénales ont été déposées", explique le site qui laisse entendre qu'il a également porté plainte contre un ou plusieurs représentants de Warner Bros. "Il est illégal de donner des pots-de-vin à la police", rappellent les administrateurs. "Qui sont vraiment les putains de criminels ?", demandent-ils dans un langage poli et mesuré. "Hé, connards d'Hollywood, ayez peur. Ayez très peur. La loi arrive pour rendre justice". "Lorsque l'affaire sera close, nous demanderons des dommages et intérêts pour toutes toutes les années de temps et d'argent personnel dépensés dans ce cirque médiatique. Et la MPA, l'IFPI et les autres devront payer. The Pirate Bay ne tombera jamais". C'est la deuxième fois que The Pirate Bay porte plainte contre des studios de cinéma. Le site suédois a également lancé des poursuites contre l'IFPI, le lobby du disque. Accusé de faciliter le piratage avec son moteur de recherche de liens BitTorrent, The Pirate Bay devra toutefois affronter dans quelques semaines ou quelques mois la justice suédoise. L'IFPI réclame environ 1,5 millions d'euros de dommages et intérêts, tandis que la MPA réclame 10 millions d'euros. Aux Etats-Unis, l'ancien moteur de recherche de liens BitTorrent TorrentSpy a été condamné à verser 110 millions de dollars de dommages et intérêts. Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
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Cargos de nuit (vague n° 1) |
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Je vous propose de jeter un regard à nouveau sur le commerce des armes et ses ramifications dans le monde et spécialement en Europe ou Proche-Orient et en Afrique... L’actualité en effet met le projecteur à nouveau sur ce fléau, via un pays au bord de la guerre civile, où un dictateur donné perdant aux élections risque fort de prendre une revanche armée via des groupuscules manipulés et armés par ses soins. Des hommes ravitaillés par des conteneurs bourrés d’armes.
Le hic, c’est qu’il n’est pas le seul à bénéficier d’un laxisme évident à propos de la circulation des armes à bord de porte-conteneurs, censés être inspectés, en réalité perdus sciemment dans la masse vertigineuse des énormes bateaux, capables aujourd’hui d’emporter près de 10 000 caisses à la fois. Des bateaux aujourd’hui plus grands que le Queen Elisabeth ou plus longs qu’un porte-avion comme l’ USS Enterprise ! S’y ajoute une véritable mafia d’équipes de surveillance portuaire qui ont parfois de bien étranges ramifications politiques, et des Etats fournisseurs qui ferment les yeux au nom de profits gigantesques ou qui ont abandonné tout droit de regard sur la gestion de leurs ports, devenus d’étranges zones de non-droit étatique. Comme cette enquête est longue et ardue, je vous propose de l’effectuer en plusieurs fois, en plusieurs vagues, dont voici la toute première, en commençant tout de suite par le cas qui nous retient aujourd’hui, celui du cargo An Yue Jiang et de sa cargaison maudite, et de tenter de voir après comment se font ces envois d’armes via des conteneurs anodins. L’information est apparue dimanche dernier sur les téléscripteurs : alors qu’au Zimbabwe un futur ex-dictateur demande un recomptage des votes, alors que l’on s’attend à l’annonce de sa défaite probable, on apprend qu’un navire arrivé au large de Durban, en Afrique du Sud, serait sur le point de livrer une cargaison de 77 tonnes d’armes à ce même dictateur en disgrâce. Les rumeurs de guerre civile enflent aussitôt dans le pays, beaucoup s’attendant à une réplique visant l’opposition gagnante des élections via l’organisation de milices à la botte de Robert Mugabe. Des milices qu’il faudrait armer, en matériel léger, ce que contient le navire, soupçonné d’héberger essentiellement une cargaison d’AK-47 chinoises, de lance-roquettes RPG-7 (1 500) et de mortiers (3 000), et plus de trois millions de cartouches. Des armes typiquement insurrectionnelles. Une semaine après, grâce à la sonnette d’alarme tirée par des militants du pays, le cargo décide de faire route vers l’Angola, un pays qui a toujours clamé son soutien au Zimbawe. Logique, il utilise la même filière d’armements que lui, après en avoir utilisé bien d’autres. Au-delà de la possibilité d’un coup tordu (coup d’Etat ou entretien d’une guerre civile), arrêtons-nous un instant sur la nouvelle brute. Les agences fournissent d’emblée le nom du bateau, le An Yue Jiang, et même sa photo. C’est un porte-container classique de taille conséquente (149 m de long pour 21,80 de large) croisant à 14,5 nœuds de moyenne construit à 6 exemplaires en 1986 (il n’est donc pas tout neuf, ce dont on se doute à voir la rouille de sa poupe !), respectivement les AN QING JIANG, AN XIN JIANG, AN YUE JIANG, AN ZE JIANG, AN GUANG JIANG et AN SHUN JIANG. Tous ont été construits de 1980 à 1987 et ont la Chine comme port d’attache... à Guangzhou, mais sont affrétés à Damman, en Arabie saoudite par AL BOKHARI SHIPPING TRADING & IND. INTL, une division locale de COSCO, pour China Ocean Shipping (Group) Company. Les bateaux immatriculés en Chine sont donc gérés et affrétés... par des Saoudiens. Qui ont ouvert en 2007 un énorme complexe pour porte-containers de 300 millions de rials, décidé par le feu roi Abdelaziz, faisant passer la capacité d’accueil de 800 000 Teu à 2 millions. Le tout géré par un système entièrement neuf, avec un suivi électronique des marchandises vanté par les autorités portuaires saoudiennes... " Now all import cargo documents are exchanged electronically between the shipping agents, the custom brokers, the customs department, the Ports Authority and the port operating companies. Export documents are currently in implementation", dit le dépliant publicitaire. Tout va bien donc dans le meilleur des mondes, celui du trafic de conteneurs et son commerce florissant, dans un conteneur où l’on peut cacher ce que l’on veut, ou plus exactement on peut faire circuler ce qu’on veut si on contrôle à chaque bout le chargement. Et c’est bien cela le problème. COSCO est depuis plus de vingt ans sur la sellette, et personne n’est capable d’arrêter son expansionnisme. Même pas Maersk, devenu le super-géant du transport par conteneur, après son rachat de P&O Nedllyold en février 2006. Ces 77 tonnes d’armes, en effet, ne sont pas de la contrebande, car elles proviennent d’ un accord militaire dûment signé il y a plusieurs mois auparavant et sont donc susceptibles d’être utilisées ici par un dictateur pour restaurer son autorité perdue par les urnes. Ceci nous amène directement à nous poser la question de la libre circulation d’armes à bord de containers de bateaux civils, dûment affrétés par des compagnies qui ont pourtant toutes signées un accord sur le contrôle des containers, accord proposé dans tous les ports importants par les Etats-Unis, après les attaques du 11-Septembre. Sous le nom de Maritime Transportation Security Act ( MTSA) et signé le 25 octobre 2002, l’accord devait assurer contre toute attaque terroriste via un port : " This law is the U.S. equivalent of the International Ship and Port Facility Security Code (ISPS), and was fully implemented on July 1, 2004. It requires vessels and port facilities to conduct vulnerability assessments and develop security plans that may include passenger, vehicle and baggage screening procedures ; security patrols ; establishing restricted areas ; personnel identification procedures ; access control measures ; and/or installation of surveillance equipment". En 2007, l’administration Bush a souhaité aller encore plus loin dans la surveillance, pour se heurter aux dures lois du temps d’immobilisation des monstres des mers et l’impossibilité de tout scanner. C’est tout simplement impossible à faire, et ce ne sera pas fait, car beaucoup trop ont intérêt à ce que cela ne se fasse pas. En priorité, les sociétés d’armement, qui y voient une perte de temps et donc une perte avant tout d’exploitation. En fait, l’analyse va démontrer une chose : les seuls à pouvoir contrôler ce qu’ils veulent, ce sont les sociétés américaines, ce sont elles qui fournissent les scanners géants pour conteneurs et contrôlent même l’accès de certains terminaux via leurs sociétés de sécurité portuaires composées de mercenaires recrutés par elles seules. Résultat, elles acceptent de faire passer ce qu’elles veulent, à savoir leur propre contrebande d’armes ou de drogue si besoin est, quitte à dénoncer celle des autres dans le seul intérêt de sauvegarder leurs marchés forts lucratifs. Là-dedans, l’Etat américain n’a même plus son mot à dire. Et les militaires peuvent ou non sélectionner eux aussi ce qu’ils désirent voir ou ne pas voir. Nous avions déjà évoqué le problème ici, où des officiers peu regardants et pourtant haut placés semblaient bien participer aux trafics illicites d’armes. Des entreprises avaient été clairement épinglées, qui détournaient les armes destinées à la police irakienne. Aucune n’a été arrêtée à ce jour.
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Le financement du RSA est-il choquant ? |
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Le financement du revenu de solidarité active (RSA) par l'entremise d'un redéploiement partiel de la prime pour l'emploi (PPE) est sujet à caution.
L'opposition intentant déja un procés d'intention, et qui au final ne fait que diviser (Ndlr : comme toujours, c'est la marque de fabrique de la Gauche francaise) la France en opposant les "riches" et les "pauvres".
Dans sa forme actuelle, la PPE est un sytème qui a débordé, et qui contrairement aux idées perçues, profite également à des foyer aux revenus "confortables".
De la à claironner que ce sont les "pauvres" qui vont financer le RSA, cela est bel et bien de la désinformation. Dans le nouveau dispositif ne seront pas concernés que les allocataires du défunt RMI, mais également les bénéficiaires de l'allocation parent isolé (API) et les travailleurs aux revenus les plus modestes, qui représentent environ 50% des bénéficiaires de la PPE.
L'opposition tombe en pleine fantasmagorie, sur les noirs desseins de Nicolas Sarkozy, le monstre des Carpathes, qui se repait du sang des pauvres...
Martin Hirsch, l'initiateur du projet, n'a pas encore reconsidéré les barêmes des futurs plafonds. A l'heure actuelle le plafond est fixé à 1,4 fois le SMIC (1792 Euros brut), la fourchette serait comprise entre 1,1 (1408 Euros brut) et 1,2 (1536 Euros brut).
Le projet n'est-il pas d'encourager le travail plutôt que l'assistanat pervers, qui s'est installé au fil des années. Le RSA aussi polémique que soit son financement permettra à bien des personnes de se relancer dans la vie active. En englobant les travailleurs les plus démunis, le projet se révèle plus innovateur que destructeur. On ne peut poursuivre cette politique d'assistanat permanent, qui enlève toute dignité et décourage une partie des allocataires du RMI (perte de l'APL, de la CMU) à postuler réellement pour un emploi. Le système actuel n'encourageait pas un retour vers l'emploi, le salaire perçu ne comblant pas les acquis. Donc il faut bien reconnaitre les limites du dispositif.
Le RSA permettra de faire cohabiter le RMI avec un premier revenu d'activité. Même si la mesure parait inadéquate à la première lecture, le dispositif s'avère malgré tout novateur et porteur d'espoir. J'ai l'impression que l'on intente un "faux procés", sans réellement se pencher sur les solutions proposées.
Tout nouveau dispositif est sujet à polémique. Je persiste à penser que présenter ainsi, englobant réellement les plus bas revenus, les allocataires du RMI, de l'API n'est pas synonyme de recul social. Il faudrait étudier de plus près, les 34 départements tests et les réelles retombées du dispositif, avant de vouloir propager le dispostif à tout le territoire. Là le bât blesse, en voulant imposer le processus, sans voir les retombées...positives ou négatives.
Les mots du Président :
"Cela se fera en maitrisant le coût, parce qu'on va redéployer une partie du coût de la prime de l'emploi". Source sur come4news.com
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